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lundi 27 février 2012

Nouvelle Cause du peuple: Pour un nouveau rassemblement maoïste 1974


Dans le texte ci-dessous très critique à l'égard de la Gauche prolétarienne et de sa liquidation pour les leaders-bourgois, c'est nous qui soulignons les éléments pour une critique de la GP et pour une reconstruction post-GP.


[Appel n° 2 - 18 juin 1974]


Après a décision des dirigeants de "La Cause du Peuple" de dissoudre l'organisation et face à la carence allant de pair avec de graves déviations de ces mêmes responsables, il est urgent de sauver de la liquidation les forces révolutionnaires qui les ont suivis jusqu'ici afin que se poursuive la marche en avant du maoïsme vivant dans notre pays.

A la suite d'un premier appel, des militants représentant une dizaine d'unités de la région parisienne se sont réunis le 15 juin pour discuter des moyens de sortir de la crise.

Alain Geismar a présenté un point d'information sur ce que l'ex-groupe central a fait et surtout n'a pas fait depuis cinq mois.
Cependant aussitôt que des critiques se sont élevées, sa première réaction a été de fuir le débat. Celui-ci s'est poursuivi sans lui.


Il a été décidé de convoquer pour la fin juillet une conférence de travail portant sur les thèmes suivants: - bilan critique de l'expérience accumulée par les maos de "La Cause du Peuple" de 1968 à 1973;
- critique de l'orientation actuelle du groupe central ex mao;
- analyse de la conjoncture politique en France et dans le monde;
- nos tâches actuelles et notre stratégie d'ensemble;
- de quelle organisation avons-nous besoin.

Nous préparerons cette conférence en étudiant successivement chacun de ces points lors de réunions hebdomadaires auxquelles nous convions tous ceux qui ne veulent pas se résigner à la liquidation du maoïsme en France.

Le texte qui suit n'est qu'une intervention dans le débat ouvert que nous voulons aussi large que possible. C'est seulement à l'issue de celui-ci que nous pourrons répondre aux questions que se posent les militants et les masses, et nous unifier sur une ligne élaborée collectivement.

LA FAILLITE DE L'ANCIENNE DIRECTION

La situation actuelle est l'aboutissement d'un long processus de dégénérescence.
Une de nos tâches sera d'en rechercher l'origine et le mécanisme. Nous constatons simplement que les Cahiers N° 2 tombent dans l'anarchisme quand ils rejettent toutes les fautes sur les cadres (en général) et l'organisation centralisée (en général).

Ils déforment et donnent un contenu réactionnaire au concept d'avant-garde pour conclure que si nous sommes des petits bourgeois autoritaires, coupés des masses, etc. c'est la faute à Lénine et à Mao!

Les Cahiers abandonnent le point de vue de classe puisqu'ils confondent direction prolétarienne et direction bourgeoise, identifiant le centralisme démocratique au centralisme (en général) et celui-ci au style de commandement bourgeois.

Ils invoquent l'exemple du PCUS et du PCF, mais les directions de ces partis sont autoritaires parce que bourgeoises.

Pour Mao, par contre, le centralisme démocratique est la méthode de direction propre au prolétariat conscient. La démocratie en est l'aspect principal.

Il n'y a pas de centralisme prolétarien sans démocratie et inversement. Cette méthode consiste à élaborer la ligne politique en systématisant les idées justes des masses. Il n'est pas étonnant que nos adjudants anti-autoritaires les plus forcenés exercent la dictature bourgeoise aussitôt qu'ils s'emparent de la moindre parcelle du pouvoir.

Les Cahiers tentent de tromper les militants en jouant sur les mots.

De ce que les ouvriers de LIP ont lancé des actions "d'avant- garde », ils concluent que les travailleurs n'ont plus besoin d'une « avant-garde ». Il s'agit d'une escroquerie verbale.

Certes, les masses sont capables d'initiatives qui bouleversent ciel et terre. L'histoire en offre mille exemple, mais elle nous enseigne aussi qu'en l'absence d'une avant-garde à la hauteur des tâches objectivement à l'ordre du jour, la réaction finit toujours par reprendre le dessus. Pour en revenir à LIP, faute d'une avant-garde unissant le camp du Peuple, la candidature Piaget n'a pu être imposée!

Théorisant une situation particulière à LIP, les Cahiers prétendent par ailleurs qu'une cellule communiste ne sert jamais à rien au sein du mouvement de masse. En réalité, celui-ci en a le plus souvent besoin pour s'unifier, s'organiser, s'exprimer.

La logique des Cahiers conduisait à la dissolution de I'UNCLA sous prétexte que LIP est apparu là où cette organisation n'était pas implantée!

L'ancienne direction n'a pas seulement abandonné le terrain du marxisme, elle a aussi lamentablement échoué sur le plan pratique. Elle s'est montrée incapable de remplir son mandat. La Conférence nationale des 3 et 4 novembre 1973 avait décidé la création d'un magazine théorique populaire et la publication d'une série de brochures. Rien n'a été fait.

La Conférence nationale des 1er, 2 et 3 février 1974 avait prévu en outre l'organisation de "journées de la pensée révolutionnaire", la convocation au printemps d'une seconde Conférence nationale, et entre temps, la circulation de thèses et de bilans en vue d'alimenter le débat. Là encore, carence totale.

Actuellement, les cinq membres de l'ancien centre se démènent beaucoup pour mettre sur pied le vaste rassemblement envisagé par les Cahiers. Ce devait être une organisation qui n'en serait pas une mais un "mouvement" ayant un centre qui ne centraliserait plus, tout en centralisant un peu (quand même !).

Autrement dit une avant- garde se déniant comme telle où des maoïstes, leur drapeau dans la poche (et leur mouchoir dessus) côtoieraient des trotskystes protestant du contraire et des anarchistes se réclamant de Marx mais crachant sur Lénine.

Dans ce crépuscule des révolutionnaires désenchantés, tous les chats seraient gris et les militants, devenus indistincts des masses, resteraient éternellement dans la communion, pardon la communauté, des travailleurs "lipisés".

En attendant cette « parousie » d'une France lipisée, nos illuminés de la mystique Lip multiplient (sans grand succès) les négociations avec divers appareils par-dessus la tête des militants, entendu que ceux-ci doivent espérer le salut d'initiatives prises dans les hautes sphères.

Or, il est clair que depuis le 3 février, l'organisation n'a plus aucune sorte d'existence. Quant au groupe central, il n'a pas accompli les tâches transitoires pour lesquelles il avait été élu, ni convoqué la Conférence nationale pour lui rendre compte. Ces trois faits lui enlèvent toute qualité pour parler au nom des « Maos » de « La Cause du Peuple ». Ce sont des têtes sans corps qui se promènent en proposant à leurs interlocuteurs :« Amenez vos masses, nous vous offrons des chefs. »

QUELLE ISSUE ?

Il est temps que les militants se ressaisissent et ne s'en laissent plus conter par les ex-dirigeants qui ont trahi leur confiance. Le moment est critique. Il appartient à chacun de prendre ses responsabilités.

Ne comptez pas sur les autres pour redresser une situation qui tourne à la catastrophe. Abandonnez vos illusions et préparez-vous à la lutte. Il y va de la ligne, il y va de l'avenir révolutionnaire.

Nous devons nous unifier en vue de préserver les acquis positifs très riches de l'expérience accumulée par les « Maos de La Cause du Peuple », tout en critiquant les erreurs et les points faibles de leur pratique. En même temps nous devons nous unir à tous ceux qui sont venus au maoïsme en suivant un itinéraire différent mais à partir des grands mouvements de masse depuis mais-juin 1968.

Le peuple a besoin d'une organisation communiste révolutionnaire dont la ligne exprime et unifie ses luttes. Une telle organisation est nécessaire :

1. Pour assurer la fusion du marxisme-léninisme-maoïsme avec le mouvement populaire et y combattre l'idéologie bourgeoise. Celle-ci rétablit constamment sa domination dans les intervalles qui séparent les luttes à moins que la prise de conscience des masses ne soit consolidée par la propagande communiste.

2. Pour donner aux masses un point de vue d'ensemble et des perspectives stratégiques claires à partir d'une systématisation de l'expérience historique. Faute de quoi le processus révolutionnaire ne pourra être poursuivi jusqu'au bout : jusqu'à la prise du pouvoir, les transformations socialistes, le communisme.


Notre but néanmoins n'est pas de créer un groupuscule, c'est à-dire une secte, de plus. Il n'y a pas de recette pour éviter ce risque. A titre de contribution au débat, nous proposons cependant quelques opinions à la réflexion des camarades.

CE QUI NOUS DISTINGUE

Nous ne serons pas semblables aux groupuscules ossifiés qui se contentent de rabâcher dans leur propagande la vérité universelle du marxisme-léninisme.

La pratique concrète pose des problèmes toujours nouveaux dont la solution n'est pas dans les classiques. Ceux-ci aident seulement à trouver cette solution et à se garder de certaines erreurs si l'on sait s'en servir sans dogmatisme.


Il faut partir de la réalité, recueillir les idées justes des masses en participant à leurs luttes qui transforment cette réalité pour enrichir la théorie de nouveaux concepts qui à leur tour éclairent la pratique.

Ce processus est celui de l'auto-éducation des masses. Croire que les théoriciens peuvent élaborer en chambre des analyses guidant l'action révolutionnaire, c'est du dogmatisme.

Compter sur la spontanéité des masses pour faire l'économie du moment de la systématisation par les communistes armés de la science prolétarienne, c'est de l'empirisme. Il existe une voie juste entre ces deux écueils.

Les « Cahiers » déclarent que la théorie est toujours à faire, elle n'est pas déjà faite. C'est faux, parce qu'unilatéral.

L'assimilation de la théorie « déjà faite » est la condition nécessaire (pas suffisante) pour élaborer la théorie de notre pratique actuelle. Face à celle-ci nous ne partons pas de zéro.

Donc nous ne serons pas non plus pareils aux anarcho-spontanéistes qui, sous prétexte de libérer la parole du peuple et de ne pas en laisser le privilège aux détenteurs de la théorie, en arrivent à nier la vérité universelle du marxisme-léninisme-maoïsme et intiment silence à l'idéologie prolétarienne, laissant seul audible le discours de la petite bourgeoisie.

Le résultat est la capitulation sur toute la ligne devant la pression de celle-ci (cf. les entretiens de Sartre, Gavi et Victor).


Les jeunes qui refusent l'autorité des pontes académiques ont raison. On les comprend même quand ils glissent dans un rejet de la théorie marxiste qu'ils ne connaissent qu'à travers des propagandes dogmatiques et stéréotypées.

Tout autre est le cas des savants contempteurs du savoir livresque qui crachent sur ce plat pour en dégoûter les autres et se le réserver à eux-mêmes. Ils détournent les militants de l'étude du marxisme comme si pour éviter le culte du livre il fallait tomber dans l'obscurantisme bourgeois.

Nous voulons une organisation démocratique, ce qui suppose que les militants aient une formation théorique sinon ils ne pourront participer effectivement à l'élaboration de la ligne.

Il faut en outre que les idées circulent non seulement verticalement mais aussi horizontalement au moyen d'un bulletin intérieur. La critique et l'autocritique doivent être pratiquées constamment.

Nous voulons une organisation où la plus large autonomie soit laissée aux unités de base. Pas de généralisation hâtive d'expériences-types. La tactique dépend de la situation concrète locale que seuls peuvent apprécier les militants sur place.
Nous voulons une organisation dynamique qui sache s'intégrer aux masses, vivre et lutter à leur rythme, être à leur écoute. Il faut que les gens du peuple se reconnaissent en nous et nous considèrent seulement comme les éléments les plus actifs et les plus conscients de leur camp.

Nous voulons une organisation fonctionnant avec discipline et continuité. L'alternance d'activisme et de passivité, de constructions et de dissolutions, ainsi que la déperdition constante de militants et de cadres expérimentés qui caractérisaient l'ex-Gauche Prolétarienne rendaient impossible l'accumulation des forces

jeudi 23 février 2012

3ème Glaive et la Gauche Prolétarienne: soyons sérieux!


         Ils sont nombreux aujourd'hui en France, du PCMF au PCMLM, de se revendiquer de tout (PCMF) ou partie (PCMLM) de la Gauche prolétarienne. 


         Mais de quoi s'agit-il? Tout d’abord, il faut lire les textes de la Gauche Prolétarienne disponibles ici http://archivescommunistes.chez-alice.fr/:


         La Gauche prolétarienne est une émanation de l’Union des Jeunes Communistes Marxistes-léninistes de France (UJCML) qui fut le premier groupe « maoïste » en France, dont l’un des leaders sera le philosophe Alain Badiou.


         Qui dirigeait la Gauche prolétarienne ? Comme son nom l’indique, y avait-il des « prolétaires » en son sein ? Les anciens vous diront vite « oui bien sûr » et il vous citeront L’ouvrier qui dans tel usine était à la GP, mais pour nos mères et nos pères qui ont connus les usines des années 70, interrogez-les, ils ne voyaient la GP que comme une émanation de la bourgeoisie parisienne, avec des foyers présents en province mais toujours dirigés par des intellectuels et des étudiants.


         Les principaux leaders de la « GP » furent Benny Lévy (alias Pierre Victor) et Alain Geismar. Si l’on cite l’encyclopédie libre Wikipédia on y lit : «  Parmi ses militants, certains sont devenus célèbres pour leurs activités universitaires, médiatiques ou politiques après la fin de l'organisation : Serge JulyOlivier RolinFrédéric H. FajardieGérard MillerJean-Claude MilnerMarin KarmitzAndré GlucksmannGilles SusongRobert LinhartChristian JambetGuy LardreauDaniel Rondeau, etc. »


         Beaucoup de ces noms ne sont pas totalement inconnus : July fut patron de presse et aujourd’hui chroniqueur de la presse bourgeoise, Rolin est écrivain publié chez les grands éditeurs, idem pour Fajardie, Miller est la psychanalyste préféré de Michel Drucker, Karmitz est l’un des plus gros producteur s cinématographiques de France, Glucksmann est un philosophe réactionnaire etc.


         Quand à son leader Victor, de son vrai nom Benny Levy, il terminera universitaire en philosophie en Israël et proche d’une frange assez extrémiste du judaïsme. D’autres leaders locaux moins connus finiront Pasteur, grands commerçants, en somme mèneront tous une vie de grands bourgeois. Ils seront ce qu’il furent !

         L’histoire ne retient que les bourgeois-leaders de la GP, comme quoi la lutte de classe existe même en historiographie, mais également parce que la GP fut une organisation non-prolétarienne.


         Seul l’ouvrier Pierre Overney finira abattu par le vigile des usines Renault ce salaud de Tramoni. Comme toujours seul le socle militant, le véritable ouvrier en proie à un véritable combat de classe (s’introduire dans une usine pour y faire de la propagande pour la GP) paiera de sa vie son engagement.


         Le PCMLM prend ses distances parfois avec la GP, mais ne cessent de publier des textes de la GP, à titre « d’archives » (c'est sans doute nécessaire) et vient encore de publier fin 2011 une longue entrevue de 1971 de Pierre Victor (Benny Levy) comme si nous ne pouvions juger un homme de manière dialectique et matérialiste, c’est-à-dire sur tout le trajectoire de sa vie, et non en choisissant seulement trois ans au sein d’une vie qu’il consacrera la plupart du temps à la religion et à la philosophie spirituelle de Emmanuel Levinas de la fin de la GP à sa mort, ce qui est pour le moins idéaliste.


            Le PCMF va plus loin encore : il dit dans l’un des Cahiers du Maoïsme (N°2, p. 16) qu’il faille juger la GP pas trop sévèrement car si Glucksmann ou July ou Levy ont participé à la réaction (en devenant respectivement un philosophe anticommuniste, un patron de presse bourgeoise et un théologien), Alain Geismar, lui, dixit le PCMF, « n’est pas devenu un serviteur idéologique de la réaction et de l’obscurantisme ». 


         Qui est Alain Geismar ? Il fut « l’icône » de la GP, alors que Pierre Victor (Benny Levy) était l’éminence grise. Son parcours est édifiant de celle d’un grand bourgeois. Hautes études au lycée Jason de Sailly, l’un des plus réputés de France, ingénieur civil des mines docteur en physique, dès 1965 il devient leader syndicaliste à 26 ans… au SNES-SUP, le syndicat des professeurs des universités (sic !). Quel beau parcours prolétarien !


         Si l’on suit donc le PCMF, il faut célébrer Geismar, l’un des leaders de 1968 puis l’un des meneurs de la GP. Voici la suite du parcours de Geismar, quelques années tranquilles après la GP au SNES-SUP puis en 1984 il devient Directeur général adjoint de la toute nouvelle Agence de l’Informatique, avant d’être licencié en 1987 à la suppression de celle-ci. Il a rejoint le PS en 1986. En 1990, il est nommé Inspecteur Général de l’Education Nationale, le plus haut grade et corps de l’éducation nationale, un haut fonctionnaire donc. Entre 2001 et 2004 il sera conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Il est aujourd’hui retraité de ce corps de haut-fonctionnaire.


         Que dit le PCMF ? Que Geismar « n’est pas devenu un serviteur idéologique de la réaction et de l’obscurantisme », à se demander si l'auto-proclamé "PCMF" n’est pas habité par des fonctionnaires de l’éducation nationale ou des militants PS.


         Donc voilà, chèrEs camarades ce que fut l’une des plus grandes organisations maoïstes de France, une organisation bourgeoise, car non seulement la gauche n’était pas prolétarienne, mais qui plus est, ses leaders-bourgeois étaient majoritairement issus de la haute, pas même de la petite bourgeoise professorale.

         Lire les textes de la Gauche Prolétarienne a un sens, celui pour les Marxistes-léninistes-maoïstes que nous sommes et voulant édifier le Nouveau Parti Communiste, de ne pas se laisser voler leurs places. Nous sommes des prolétaires, nous n’avons pas besoin de futurs opportunistes.


         Si la GP était parvenue à la révolution et était devenue le nouveau PCF, nous serions aujourd’hui dans un régime d’apparatchiks, et nous serions toujours à nos usines, nos fourneaux et nos bureaux et ses messieurs à leurs précieuses retraites bourgeoises.

jeudi 16 février 2012

Voici les questions envoyées par mail aux partis ml(m) et mlm de France. Nous publierons dès réception les positions de chacune de ses organisations. 

Dix questions communes aux partis
(Réponse claire et synthétique, si référence à des textes, merci de citer les références exactes sans mettre les extraits, liens hypertextes possibles)
== Maoïsme ==
1./ Vous êtes trois organisations à vous revendiquer du marxisme-léninisme (maoïsme) ou du marxisme-léninisme-maoïsme, pouvez-vous nous indiquer quel est pour vous l’apport majeur du troisième temps « le maoïsme » au marxisme-léninisme ?
== Internationalisme ==
2./ Quelle est votre position sur le Népal actuellement et votre lecture de ce qui s’y passe aujourd’hui ?
3./ Quel est votre position sur le « PCP-SL » et son leader Gonzalo ? Que pensez-vous de la guerre populaire toujours en cours au Pérou ?
4./ Quels sont les axes majeurs qui selon vous se dégagent en Inde dans la lutte des naxalistes ?
5./ Comment interprétez vous l’actuelle crise européenne et notamment ses implications au niveau de la Grèce ? Quelle est selon vous la force politique communiste représente qui le mlm en Grèce ?
== France ==
6./ Quelles sont, selon vous, vos origines en tant que parti communiste ? (Groupes antérieurs, figures…)
7./ Comment interprétez-vous le concept de « guerre populaire prolongée », si vous le reconnaissez, dans un pays comme la France ?
== Théorie ==
8./ Pouvez-vous nous résumer votre vision de ce qu’est le matérialisme dialectique et envisagez vous le marxisme comme une science ?
9./ Que représente Staline comme chef et théoricien dans votre compréhension du ml(m) ou mlm?
10./ Comment envisagez vous l’apport de Friedrich Engels aux théories de Karl Marx ?

Questions particulières par organisation.
1./ PCMF
a) Vous avez édité un fascicule concernant l’étude des classes en présence au sein de la société française. Pouvez-vous nous décrire les classes « alliées » selon vous du prolétariat ?
b) Comment envisagez-vous le rôle des forces aujourd’hui répressives dans un éventuels processus révolutionnaire au sein de ses classes ?
c) Par moment vous avez été proche des comités « pro-népal » ? Quel est aujourd’hui votre positionnement sur le réformisme « trotskiste » d’une partie des « maos » népalais ?
d) Vous semblez proche de l’organisation « Secours Rouge » ? Pouvez-vous nous parler de cette lutte et de vos rapports avec son pendant belge ?
e) Le PCMF constitue pour partie le collectif à l’origine de la republication de la « cause du peuple ». Pourquoi relancer ce journal ? Est-ce oublier ce que sont devenus la majorité des anciens de la GP, à savoir des bourgeois intellectuels (Geismar, Benny Levy…) ?
f) Quels sont vos liens internationaux ?
g) Vous vous dites « parti communiste maoïste » de France ? Qu’est-ce qui vous permet de justifier de cette notion de « parti » ?  
2./ OCML-VP
a) Votre organisation fondée à la fin des années 70 a-t-elle été proche par moment des positions du PC Albanais et de Henver Hoxa sur la lutte contre les révisionnismes modernes : est-ce pour vous encore une référence ?
b) Vous avez encouragez le votre pour le PS en 1981 et avez-vous appelé par la suite également parfois à voter LO ? Pouvez-vous expliquer cet « électoralisme » et pourquoi ne pas alors participer aux élections ?
c) Vous aviez tenté une discussion avec un groupe d’exclus de LO « voix prolétarienne » ? Quel est votre position sur le trotskisme ?
d) Vous aviez consacré deux numéro de votre revue théorique à la révolution chinoise ? Pouvez-vous nous indiquer quelle est votre interprétation de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ?
e) Vous semblez privilégier le combat syndical avec l’animation du blog « où va la CGT » ? Pensez-vous que la CGT peut encore revêt un caractère de la classe malgré le révisionnisme ambiant ? Que pensez-vous alors de l’affaire Engelmann (un cgtiste depuis exclu membre du FN ?)
f) Dans une brochure ancienne concernant votre lutte au sein d’Alsthom vous semblez défendre le nucléaire. Quel est votre position sur cette question aujourd’hui ?
g) Quels sont vos liens internationaux ?
3./ PCMLM
a) Vous pensez le mlm comme la pensée scientifique de l’univers au travers de votre dernier site ? Pouvez-vous développer votre point de vue ? N’est-ce pas une forme de millénarisme caché ?
b) Vous encouragez vos lecteurs à des questions nouvelles liées à la souffrance animale et au mode de vie vegan ? Pouvez-vous développez votre approche de ces questions ?
c) On vous reproche souvent une présence sur la toile sans équivalent dans la « vie réelle ». N’est pas envisageable à l’avenir de voir le PCMLM soutenir un processus révolutionnaire « dans la rue » ou du moins apparaître au sein de cortèges et de manifestations et-ou au sein de blacks-blocks ?
d) Vous vous dites « parti communiste marxiste-léniniste-maoïste » de France ? Qu’est-ce qui vous permet de justifier de cette notion de « parti » ?  
e) Vous avez longtemps eu pour mot d’ordre « l’autonomie prolétarienne ». Pouvez-vous développer ce concept. Vous considérez vous comme dans la mouvance autonome ?
f) Quels sont vos liens internationaux ?