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jeudi 15 mars 2012

UJCML: En avant pour la longue marche de la jeunesse (1968)


juin 1968


La première étape de la révolution populaire a eu deux caractéristiques principales à partir de la révolte étudiante, le développement d'un puissant mouvement gréviste de masse; autour de le classe ouvrière, l'unité du peuple dans la solidarité avec les grévistes, dans le combat contre le régime du grand capital et des assassins,


Cette immense vague de fond a balayé tous les capitulards, tous les défaitistes, tous les révolutionnaires en chambre ou en paroles.

Les multiples sabotages et trahisons du PCF, s'appuyant sur la direction confédérale de la CGT, les manoeuvres des dirigeants sociaux-démocrates, le chantage et le répression du régime gaulliste, n'ont pas entamé la volonté populaire de lutte: un million de grévistes organise la résistance prolétarienne et ceux qui, trahis, ont repris, se préparent à nouveau pour la lutte; la population cas villes et des campagnes, est toute unie autour des ouvriers.

Nul ne pourra plus arrêter la marche de la révolution populaire, quels qu'en soient les détours.

Mais le pouvoir du capital et ses complices du PCF tentant de briser le flot populaire.

Leurs armes : la matraque et le fusil d'un côté, la duperie électorale et les manoeuvres de l'autre. Ils cherchent pour cela à s'appuyer sur les fractions du peuple qui ne sont pas encore entrées dans la lutte, sur les masses encore hésitantes.

La paysannerie pauvre et moyenne ne s'est pas encore soulevée; certaines fractions du prolétariat, non mobilisées en raison de la trahison des directions syndicales bureaucratiques, n'ont pas participé activement à la grève; une partie de la petite bourgeoisie des villes est restée dans l'expectative.

Qui gagnera à sa cause les masses non encore engagées? La bourgeoisie ou le prolétariat ? à coup sûr, ce sera le prolétariat car l'immense mouvement qui a dressé la peuple a montré que les 90 % de la population peuvent et doivent être unis, et que les réactionnaires ne sont qu'une poignée.

La jeunesse a pour cela un grand rôle à jouer. Les étudiants ont dans leur grande masse montré leur désir de se lier au peuple, de SERVIR le PEUPLE.

Ils ont par leur action, contribué à unir le peuple autour de la classe ouvrière.

Las tâches de la jeunesse sont claires :


1° - SOUTENIR LES BASTIONS de la RESISTANCE PROLETARIENNE, comme RENAULT, CITROEN, PEUGEOT;



2° - Aider le peuple à s'organiser dans les quartiers et les villages.


La masse des jeunes est prête à accomplir ces tâches. Beaucoup se sont déjà mis au travail.

Mais la jeunesse progressiste reste encore apparemment divisée en plusieurs mouvements et organisations, divisée par des disputes de chapelle.

La jeunesse progressiste a besoin d'être unie pour participer au combat du peuple.

Or tous les éléments de cette unité sont là.

Au cours de la lutte de ces dernières semaines, les principales idées justes issues de l'expérience d'un siècle de lutte du prolétariat et des peuples opprimés ont pénétré massivement dans la jeunesse, et sont devenues une puissante force matérielle.

Les diviseurs ont été balayés; l'arrogance de l'intellectuel bourgeois a été fortement ébranlée.

SERVIR le PEUPLE, s'unir au peuple, sont aujourd'hui des idées maîtresses du mouvement de la jeunesse qu'il fait siennes à travers l'expérience de plusieurs semaines de luttes.

Quel est ce bien commun de le jeunesse progressiste, qui permet et exige son unité ?


1. La jeunesse a joué et peut jouer encore, le rôle de pionnier donnent le signal de l'ébranlement de l'ordre ancien



2. Les étudiants ne se sont pas battus pour améliorer une université de privilégiés, pour quelques réformes de structures.


Ils ont attaqué le système universitaire qui forme les continuateurs de la cause bourgeoise et les cadres de l'exploitation capitaliste.


3. La jeunesse intellectuelle a compris qu'elle n'était qu'une petite partie de l'armée de le révolution, et qu'il lui fallait fusionner avec les forces principales.


Elle a compris qu'il lui fallait pour cela se lier aux masses laborieuses, qu'il lui lui fallait SOUTENIR les LUTTES du PEUPLE. Et elle l'a mise en pratique, même au prix de son sang, comme à FLINS.


4. La jeunesse a su reconnaître ses amis et ses ennemis. La clique dinguante du PCF et de le CGT a tout fait pour s'opposer à la fusion des étudiants et des travailleurs, elle a employé les calomnies les plus ignobles et a armé le bras des assassins.


Aujourd'hui, la jeunesse comprend que le meilleur allié du capital, ce sont les politiciens bourgeois infiltrés dans la classe ouvrière.


5. La jeunesse a u déjouer les manoeuvres de ceux qui voulaient utiliser sa révolte au profit d'une solution de rechange du grand capital. L'opération de "Combat" et le meeting de Charlety, les sourires de le CFDT pour mettre à l'avant-scène un MENDES FRANCE, ont fait long feu.



6. La jeunesse a balayé tous les donneurs de leçons à la classe ouvrière, tous eux qui voulaient faire du prolétariat une simple force d'appoint.


Elles s'est placée sous la direction de la masse des travailleurs, elle a su faire la distinction entre les directions syndicales de trahison et les militants syndicaux à la pointe du combat, avec à leur tête les syndicalistes prolétariens de la CGT.


7. La jeunesse a rejeté massivement la farce électorale; le mot d'ordre "Elections = trahison" a été repris massivement.


Elle sait qu'un gouvernement populaire doit naître de la masse des travailleurs, et non d'élections truquées et d'accords parlementaires entre partis bourgeois.

Sur tous ces points, le jeunesse est unie.

Cette unité doit aujourd'hui se concrétiser. Les bases, on l'a vu, sont claires et saines. Sur elles, un de mouvement de masse uni, puissant, doit s'édifier le plus vite possible mettant de côté les querelles. A cette condition, la jeunesse pourra faire sien ce mot d'ordre :

"S'UNIR AU PEUPLE"

"UNIR LE PEUPLE".

Déjà les étudiants se sont lié aux travailleurs. Déjà ils ont, par leur action, aidé toutes les couches de la population à resserrer les rangs contre le capital. La longue marche de le jeunesse a déjà commencé.

Elle doit se poursuivre et s'intensifier. Vers les usines, les quartiers, les campagnes.

Vers les usines pour soutenir les bastions de la résistance prolétarienne. Vers les quartiers pour faire de chaque meeting électoral un meeting populaire de dénonciation du régime et des élections.

Vers les campagnes, pour expliquer massivement aux paysans pauvres et moyens la lutte des ouvriers et des étudiants, pour se mettre eu service de la paysannerie laborieuse et l'aider à entrer massivement dans le grand combat populaire.

La révolution populaire sera une lutte prolongée, celle-là même qui unira progressivement dans la lutte 90 % de la population contre la poignée d'exploiteurs, L'expérience de la révolution chinoise balaie les théories du « Grand soir », de la « minorité agissante prenant le pouvoir par surprise ».

Notre révolution ne sera pas le fruit d'un hasard heureux.

Mais d'une lutte âpre, sans merci et prolongée.

Elle ne sera pas l'oeuvre soudaine d'une minorité, mais le ralliement progressif, par étapes, des larges masses de notre pays. On ne fait pas le révolution pour le compte des masses, ce sont elles qui la font.

La tâche de la jeunesse : LA LONGUE MARCHE VERS LE PEUPLE, VERS CES 90 % de la POPULATION QUI ONT COMMENCE, AUTOUR DU PROLÉTARIAT, LA REVOLUTION POPULAIRE.

Nous balaierons aisément les courants négatifs qui freinent ou dévoient le mouvement étudiant : la routine de la violence stérile des barricades, le style de travail petit bourgeois et décadent, les manoeuvres de groupuscules.

Pour cela, l'unité de la jeunesse intellectuelle et de la jeunesse ouvrière est indispensable.

Les jeunes travailleurs qui sont une partie active et enthousiaste du prolétariat, aideront les étudiants à s'unir au peuple et à unir le Peuple.

EN AVANT POUR LA LONGUE MARCHE DE LA JEUNESSE

jeudi 23 février 2012

3ème Glaive et la Gauche Prolétarienne: soyons sérieux!


         Ils sont nombreux aujourd'hui en France, du PCMF au PCMLM, de se revendiquer de tout (PCMF) ou partie (PCMLM) de la Gauche prolétarienne. 


         Mais de quoi s'agit-il? Tout d’abord, il faut lire les textes de la Gauche Prolétarienne disponibles ici http://archivescommunistes.chez-alice.fr/:


         La Gauche prolétarienne est une émanation de l’Union des Jeunes Communistes Marxistes-léninistes de France (UJCML) qui fut le premier groupe « maoïste » en France, dont l’un des leaders sera le philosophe Alain Badiou.


         Qui dirigeait la Gauche prolétarienne ? Comme son nom l’indique, y avait-il des « prolétaires » en son sein ? Les anciens vous diront vite « oui bien sûr » et il vous citeront L’ouvrier qui dans tel usine était à la GP, mais pour nos mères et nos pères qui ont connus les usines des années 70, interrogez-les, ils ne voyaient la GP que comme une émanation de la bourgeoisie parisienne, avec des foyers présents en province mais toujours dirigés par des intellectuels et des étudiants.


         Les principaux leaders de la « GP » furent Benny Lévy (alias Pierre Victor) et Alain Geismar. Si l’on cite l’encyclopédie libre Wikipédia on y lit : «  Parmi ses militants, certains sont devenus célèbres pour leurs activités universitaires, médiatiques ou politiques après la fin de l'organisation : Serge JulyOlivier RolinFrédéric H. FajardieGérard MillerJean-Claude MilnerMarin KarmitzAndré GlucksmannGilles SusongRobert LinhartChristian JambetGuy LardreauDaniel Rondeau, etc. »


         Beaucoup de ces noms ne sont pas totalement inconnus : July fut patron de presse et aujourd’hui chroniqueur de la presse bourgeoise, Rolin est écrivain publié chez les grands éditeurs, idem pour Fajardie, Miller est la psychanalyste préféré de Michel Drucker, Karmitz est l’un des plus gros producteur s cinématographiques de France, Glucksmann est un philosophe réactionnaire etc.


         Quand à son leader Victor, de son vrai nom Benny Levy, il terminera universitaire en philosophie en Israël et proche d’une frange assez extrémiste du judaïsme. D’autres leaders locaux moins connus finiront Pasteur, grands commerçants, en somme mèneront tous une vie de grands bourgeois. Ils seront ce qu’il furent !

         L’histoire ne retient que les bourgeois-leaders de la GP, comme quoi la lutte de classe existe même en historiographie, mais également parce que la GP fut une organisation non-prolétarienne.


         Seul l’ouvrier Pierre Overney finira abattu par le vigile des usines Renault ce salaud de Tramoni. Comme toujours seul le socle militant, le véritable ouvrier en proie à un véritable combat de classe (s’introduire dans une usine pour y faire de la propagande pour la GP) paiera de sa vie son engagement.


         Le PCMLM prend ses distances parfois avec la GP, mais ne cessent de publier des textes de la GP, à titre « d’archives » (c'est sans doute nécessaire) et vient encore de publier fin 2011 une longue entrevue de 1971 de Pierre Victor (Benny Levy) comme si nous ne pouvions juger un homme de manière dialectique et matérialiste, c’est-à-dire sur tout le trajectoire de sa vie, et non en choisissant seulement trois ans au sein d’une vie qu’il consacrera la plupart du temps à la religion et à la philosophie spirituelle de Emmanuel Levinas de la fin de la GP à sa mort, ce qui est pour le moins idéaliste.


            Le PCMF va plus loin encore : il dit dans l’un des Cahiers du Maoïsme (N°2, p. 16) qu’il faille juger la GP pas trop sévèrement car si Glucksmann ou July ou Levy ont participé à la réaction (en devenant respectivement un philosophe anticommuniste, un patron de presse bourgeoise et un théologien), Alain Geismar, lui, dixit le PCMF, « n’est pas devenu un serviteur idéologique de la réaction et de l’obscurantisme ». 


         Qui est Alain Geismar ? Il fut « l’icône » de la GP, alors que Pierre Victor (Benny Levy) était l’éminence grise. Son parcours est édifiant de celle d’un grand bourgeois. Hautes études au lycée Jason de Sailly, l’un des plus réputés de France, ingénieur civil des mines docteur en physique, dès 1965 il devient leader syndicaliste à 26 ans… au SNES-SUP, le syndicat des professeurs des universités (sic !). Quel beau parcours prolétarien !


         Si l’on suit donc le PCMF, il faut célébrer Geismar, l’un des leaders de 1968 puis l’un des meneurs de la GP. Voici la suite du parcours de Geismar, quelques années tranquilles après la GP au SNES-SUP puis en 1984 il devient Directeur général adjoint de la toute nouvelle Agence de l’Informatique, avant d’être licencié en 1987 à la suppression de celle-ci. Il a rejoint le PS en 1986. En 1990, il est nommé Inspecteur Général de l’Education Nationale, le plus haut grade et corps de l’éducation nationale, un haut fonctionnaire donc. Entre 2001 et 2004 il sera conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Il est aujourd’hui retraité de ce corps de haut-fonctionnaire.


         Que dit le PCMF ? Que Geismar « n’est pas devenu un serviteur idéologique de la réaction et de l’obscurantisme », à se demander si l'auto-proclamé "PCMF" n’est pas habité par des fonctionnaires de l’éducation nationale ou des militants PS.


         Donc voilà, chèrEs camarades ce que fut l’une des plus grandes organisations maoïstes de France, une organisation bourgeoise, car non seulement la gauche n’était pas prolétarienne, mais qui plus est, ses leaders-bourgeois étaient majoritairement issus de la haute, pas même de la petite bourgeoise professorale.

         Lire les textes de la Gauche Prolétarienne a un sens, celui pour les Marxistes-léninistes-maoïstes que nous sommes et voulant édifier le Nouveau Parti Communiste, de ne pas se laisser voler leurs places. Nous sommes des prolétaires, nous n’avons pas besoin de futurs opportunistes.


         Si la GP était parvenue à la révolution et était devenue le nouveau PCF, nous serions aujourd’hui dans un régime d’apparatchiks, et nous serions toujours à nos usines, nos fourneaux et nos bureaux et ses messieurs à leurs précieuses retraites bourgeoises.

mercredi 22 février 2012

En hommage à Pierre Overney, le 25 février 2012


Bien que non affilié au PCMF ou à la "Cause du Peuple" nouvelle mouture, nous appelons au rassemblement :






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